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NICE - le Retour de la ronde des collines

OPIO - la Ronde des Fontaines - Dimanche 11 Février 2018

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     Très très mal dorrmi, je devais véhiculer Jean-Louis A. , donc le devoir a été le plus fort, je me déguise en coureur.
     La Clio est en forme, à tel point qu’arrivé à OPIO elle trouve une place à même pas 20 mètres du boudin bleu, brave !
     Bien, me voilà avec mon appareil photos; avec la ferme intention de ne pas courir.
     Bonjour machin ! Tu cours Gillou ? Non je suis fatigué !  ‘’ Salut truc ! ‘,    »  Tu cours Gillou ? ‘’   ‘  Non je suis fatigué !’’  » Et pourquoi ?  »   » J’ai très mal dormi  ». On dirait qu’ils se sont donné le mot pour me harceler. Ah ils commencent à me les briser menu menu.
     Quelques photos des bénévoles aux dossards. Les maillots bleus des Spiridoniens arrivent sans cesse, normal il fait très beau, les marmottes sont de sortie.
     Un petit tour chez le préposé aux chronos histoire de dire bonjour et de réserver les classements, ainsi qu’à Dédé Ferretti du CDCHS06 et ses adjoints qui se la coulent douce.
     Un petit coup d’oeil au podium, tout est  » clarinette  ».
     Arrive Charles déjà prêt, «  Tu cours  Gillou ? ‘’   » Non je suis fatigué ! ‘’ ‘’ Ne me laisse pas tout seul ! ‘’. Ha ! Il m’a dit la phrase qui tue, il est 9h30, je file à la voiture, endosse ma panoplie de coureur avec le beau maillot bleu du Spiridon. Je paie mon dossard et entame un échauffement de 5 ‘ et une minute d’étirement dans le parc qui jouxte les lieux.
     Il y a 261 coureurs, 27 marcheurs Nordiques ou pas, plus deux courses de 9 jeunes, soit 306 sportifs de haut niveau.
      A eux s’ajoutent le Président et Madame, une grande partie du Bureau, les familles et les alouettes.
     J’ai juste le temps de mater et bécoter amicalement la très charmante Marianna Weber qui vient encore roder sa forme à la marche.
     Finalement je suis prêt et plus fatigué.
     10 h 00, tous derrière le boudin, on ne rit pas, il n’y a pas de boudins qui courent, 5, 4, 3, 2, 1, zéro c’est le grand départ.
     Je me colle à Charles, coude à coude, bien sûr nous sommes rapidement derniers avec les serre file en VTT aux fesses. Notre train est celui d’un jeune sénateur, soit 7 km/h de moyenne, juste une vitesse qui permet de ramasser les pâquerettes sans s’arrêter. Mais je ne lâche pas Charles qui court encore  » en élastique ‘’. Il y a presque 2,3 kms de route plate, cool Raoul, puis nous faisons un crochet à gauche pour trottiner sur un sentier de randonnée légèrement en monta cala, on dirait que Charles traîne un peu afin de se réserver pour la montée à venir. Pour le moment je ne couine pas. Environ au Km 4 nous bifurquons à gauche pour entamer les choses sérieuses, la montée sur une large piste en terre très praticable, d’un Km environ.
     J’attends l’attaque de Charles, ici c’est mon point faible, mais le dénivelé n’est pas trop sévère et il y a des petits endroits pour récupérer. J’ai pris les devants depuis la montée, d’un bon pas. J’ai même l’impression qu’il couine un peu.
     Au km 5 c’est un ravitosss, la moitié est faite. Je me dis que Charles n’ayant pas attaqué, cette fois j’aurai ma chance de prendre la revanche de St Paul de Vence et surtout la déculottée de Gorbio. 500 mètres après nous prenons une route goudronnée qui alterne plat et monta cala, un ou deux raidillons, mais le plus dur est fait.
     Je sens la descente arriver et je profite des escaliers pour mettre le turbo. Je me tords le cou pour prendre la ‘ température ‘’, le ‘’ trou  » est fait alors qu’il reste encore un peu de descente.
     Virage à gauche pour entamer le dernier km de plat qui mène à l’arrivée. Quelle surprise, j’aperçois Irène et Josiane, dans la lancée je peux même les dépasser alors que depuis longtemps je ne voyais plus leurs baskets. Content de moi, je couine un peu mais j’arrive au boudin. La présence de spectateurs me gêne, j’ai mis un certain temps à comprendre qu’il y avait encore une grande boucle à effectuer. Entretemps les deux tourterelles m’ont doublé et mis une vingtaine de mètres dans les gencives. Un peu contrarié, j’étais incapable de les rattraper.
     Petite revanche de prise, mais je suis conscient que Charles a 5 ou 6 ans de plus que moi, mais 10 Kgs de moins.
     Ca vous fait rire, moi aussi.
     Vite j’ai juste le temps de me changer pour faire les photos des podiums en compagnie de Claude Eyraud.
     Un peu de discours par les élus, en toute simplicité, plusieurs Spiridoniennes (niens) ont été récompensés.
     Nous remercions les organisateurs, et surtout les bénévoles, d’avoir très bien mené cette manifestation.
     Petit règlement de compte avec Coralie :  » Tu as mentionné dans la  » Foulée «  » que tu courais  » COMME UNE TRUFFE  ». D’abord je n’ai jamais vu de truffe courir, ensuite tu es arrivée 173 ème sur 261 coureurs en 58′ 14 ». Mais tu nous prends pour des nouilles ? ? ? La prochaine fois je m’accrocherai à ton maillot  ».
     Allez Jean-Louis, on se casse à la maison avec la Clio.

                                         

                                     GORBIO – les 12 bornes – Dimanche 4 Février 2018

          Bonjour,

     Je considère que ces  ‘’ 12 bornes de Gorbio  »  sonnent l’ouverture de la saison de courses à pied hors Trail : un joli village perché sur une colline, une bonne organisation bien rodée, une distance raisonnable, un rassemblement important de Spiridoniennes et Spiridoniens, 278 coureurs, 40 marcheurs, ‘’ voilà une chose qu’elle est bonne  » ! ! !
     Jean-Louis A… véhicule presque 300 ans de vétérans, pour quatre coureurs ça fait beaucoup. Passons . . .
     Sur place, nous constatons que la Météo nous a pris pour des dindons. La température a toujours été très fraîche à cette période, mais le soleil annoncé de 7h à 13h on l’attend encore. Résultat, les roubignoles font bling bling dans le caleçon comme des glaçons dans un verre d’apéro. Oh Vierge Catarina ! ! Pas une mouche, pas un ti zozio, pas un décolleté, surtout fallait pas faire pipi en plein air sous peine de choper des angelures au bicou.
     Couverts comme des Polonais, on file sans traîner dans le bâtiment des inscriptions. Café gratuit, j’en boit 5. Je balance entre la marche et la course. Je choisis la dernière puisque la moitié est en descente. 12 euros, c’est donné, ceux qui se sont inscrits sur place sont punis, ils n’ont qu’une jolie casquette au lieu d’un t-shirt.
     Voyons voir qui s’est déplacé : nos amis Italiens sont de retour comme les hirondelles, les voisins de Menton, Cap d’ail, Roquebrune cap Martin, Cagnes sur mer, Monaco, Blausasc, et puis ceux qui ont mis 3 jours pour venir de St Tropezzzz, St Raphaël, etc etc Tout le monde est content de ces retrouvailles, sourires, tapes dans le dos à te démonter les omoplates, bisous qui piquent pour les mal rasés. Ca va ? Non trouduc je suis venu voir le docteur à Gorbio, et toi Gillou ? Ouais moi je suis venu pour être premier au scratch, banane ! J’te jure, y’a des coups de boule qui se perdent.
     Passons à la suite :
     A 9 heures pétantes, c’est le départ des marcheurs. Alexandre MONTANI décolle comme une fusée à Kourou, il met tout le monde minable, même Marianna Weber qui ne se sentait pas de faire la course. On devrait envoyer la coupe à la maison pour lui éviter un déplacement inutile.
     Le parcours est le suivant : descente sur 5 kms, escaliers de merde pour ceux qui ont des petites jambes comme moi, un peu de monta cala avec 2 raidillons. Un peu de plat, tournicoti tournicoton, et c’est parti pour le retour. Montée douce, puis côte sévère, puis re-douce et re-sévère, belote et rebelote, passage sous l’autoroute sans prendre le ticket et enfin l’ultimasssssse montée qui te met à quatre pattes. C’est une honte de faire grimper des vieux à cet endroit, on devrait être exemptés ou mettre un ascenseur ou un mulet, enfin, je sais pas, faire quelque chose. Un jour va y avoir 2 ou 3  V4, V5 qui vont rester sur le carreau ou qui vont se suicider à cause du stress. Bon je me calme parce que hier j’étais avant dernier devant Charles, avec 100 mètres d’avance dans l’attaque de cette côte monstrueuse, je me suis écroulé au sens propre et figuré, presque à 4 pattes, arrêté plus de 10 fois, m’estouffant comme un boeuf qui passe à l’abattoir, et le Charles qui me double sans pitié, les doigts dans le nez, le coquelicot derrière l’oreille, pour me mettre  2’ 34’’ dans les gencives à l’arrivée. ( J’aurai sa peau à OPIO dimanche prochain car il y a très peu de montées ).
     Je précise qu’avec Charles nous avons fait une grande partie du parcours ensemble, Charles jouant un peu à l’élastique et moi qui suçait cet élastique, peut-être était ce une stratégie ? Je crois plutôt, sachant que j’étais meilleur que lui en descente, il n’a pas appuyé sur l’accélérateur se contentant du train train pour me porter l’estocade dans l’ultime mur.
     Merci aux 2 serre file qui nous ont accompagné et qui ont eu pitié de moi.
     Voilà, je vous ai raconté en même temps le circuit et l’ultime  ‘’ bataille «  de 161 années.
     Nous avons eu le plaisir de voir le Président du Spiridon nous photographier, Georges et Madame, ainsi qu’une partie du Bureau.
     Ayant repris mes esprits, j’ai eu juste le temps d’immortaliser les podiums, dont le principal, le challenge du nombre à 2 de plus que Menton marathon. Je me permets donc de demander à certains Spiridoniens de s’inscrire sous le nom de notre association car nous avons failli ne pas être premiers, merci.
     Merci aux organisateurs et surtout aux bénévoles de Gorbio pour cette manifestation qui a permis de maintenir cette course.