Les images de jour

RETROUVEZ LES MOTS DE GILLOU 


Nostalgie des voyages 17 Avril 2018  (LA SUITE PLUS BAS)

La nostalgie je connais, ça te prend aux tripes (on devrait dire au plexus solaire) en révant, mais le pire c’est quand tu parcours des photos, alors là, tu rêves éveillé.

Mon premier vrai voyage, je l’ai fait avec mon fils cadet aux U.S.A. : 1 mois pile, 2 jours de visite dans Manhattan à New York, Déjà là au bout de la 5ème avenue nous aboutissons au Washington Square Park, une quadragénaire, blue jean, chemisier blanc, joue toute seule aux boules (pétanque) je l’interpelle, elle me dit qu’elle est Présidente d’un club féminin de pétanque et qu’elle attend ses amies. Elle me propose de jouer. Je finis la partie par un ‘’ carreau ‘’ (très involontaire) digne d’un champion du monde. Bin oui les Français on n’est pas des cons.

Ensuite, 14 parcs naturels de l’Ouest. Location d’une voiture, dormir tous les jours sous une très petite tente, se faire à manger en plein air, randonnées en veux tu en voilà. Deux fois 1 jour en passant à Las Vegas. Quand tu reviens, tu as les yeux qui brillent, tu as chopé le virus.

Puis enchaînement, Martinique, Guadeloupe, Seychelles, Ile Maurice et mes premiers grands voyages avec Michel. Re-Guadeloupe 20 jours pour tester notre aptitude à nous supporter, 10/10. Location d’un bungalow, location d’une voiture, visite de la Désirade, les Saintes, location de scooter des mers presque un jour pour visiter des îlots éloignés. Le soleil, les plages de sable, l’eau chaude, manger du poisson, des accras, du boudin qui t’emporte la ‘’ gueule ‘’. Le punch, le planteur qui te saoule sans t’en rendre compte. Quel souvenir ! ! !

Peu de temps après notre retour Michel me demande : ‘’ Tu vas voyager encore ?  Tu vas où ?  Bin où tu veux, on va en Thaïlande ? 2 mois ? D’accord ! On a les yeux qui brillent déjà, le cerveau qui bout.

Pas d’agence de voyage, une carte, le Routard bible du voyageur, et de la documentation demandée à l’Ambassade à Paris. Le Visa au Consulat à Monaco. Très fainéants, un peu trop de ‘ doc ‘, finalement nous décidons de regarder tout ça dans l’avion, 6 heures pour aller à Dubaï avec Emirates, puis encore 6 pour Bangkok. Finalement on n’a rien étudié, on a joué au poker.

Bangkok à lui tout seul ce nom te fait rêver.

Nous découvrons le quartier dit ‘’ Khao san road ‘’, très connu des touristes, avec toutes ses boutiques, les touk touk, les charrettes qui vous permettent de manger vraiment pas cher, debout ou assis sur le bord du trottoir.

Le ‘’ ROI ‘ (décédé en 2016)  est vénéré. Une simple critique vous emmène en prison.

N’ayant rien prévu, nous consultons la carte du pays. 3 options depuis Bangkok, le Nord, l’est et le sud. Nous optons pour le sud jusqu’en Malaisie mais dans un éclair de lucidité, je coupe en deux la descente en train, nous ferons connaissance de Prachuap Khiri Khan qui s’écrit au moins 5 fois différemment en caractères du genre européens et une seule manière, je pense, en caractères Thaï

Notre tenue sera short, t-shirt, baskets.

Contrairement à ce que certains croient, les routards ne passent pas la journée avec le sac sur le dos, on n’est pas des boeufs sans cervelle.

Nous adorons le nom de cette petite ville, en la surplombant depuis la colline au temple et singes, nous constatons qu’il y a une baie de 6 Kms (je l’ai mesurée au cours d’un autre voyage pour faire mon entraînement pédestre). La nuit, de nombreux bateaux de pêcheurs laissent une lumière verte allumée comme pour fermer la baie et encercler les poissons.

La première location de scooter, que j’appellerai toujours le Nescoter (80 ou 100 cm3) se fera ici. C’est une décision très importante que nous renouvellerons chaque fois que ce sera possible. Ce sera le meilleur moyen de visiter, patrouiller, fouiner, découvrir dans le détail, suivant nos infos ou nos envies. Michel sera le conducteur car je m’étais fait opérer du ménisque droit quelques jours avant, et j’ai enlevé moi-même les points de suture à l’arrivée à Bangkok.

Je finirai ce récit par une anecdote. Alors que nous roulions à une dizaine de kms au sud de Prachuap, en bord d’une plage immense, en pleine campagne, j’ai vu dépasser au dessus des arbres une tête semblant être celle d’un Dinosaure. Ho P . . . ! C’est quoi ce truc ? On rêve ? ? ? Rapidement nous nous rendons sur les lieux. Des animaux préhistoriques étaient là, tranquilles, figés à proximité d’installations que nous pourrons dire scientifiques. Personne d’autre que nous deux, pas de porte, pas de barrière. Nous avons pris des photos pour immortaliser cet endroit.

     SUITE DE NOSTALGIE DES VOYAGES 30 JUIN 2018

A Koh Tao, Jean Robert Edouard nous fait faire le tour de l’île avec le sourire

     Puis plein sud, voir des îles paradisiaques Kho Tao et Jean Robert Edouard qui nous a fait faire le tour de l’île en bateau  » longue queue  », Krabi, Koh Phi Phi l’île en forme de papillon, nous en faisons aussi le tour en longue queue, où nous avons fait connaissance avec une charmante demoiselle que nous avons fini par baptiser ‘’ Roberto  », l’île Phuket, au sud Rawaï, la gargotte où nous avons payé le repas le moins cher : assiette de riz bananes et eau  en bouteille pour 0,80 € l’un, nous évitons les plages à touristes. 24 heures dans la Baie Phan Nga, village musulman sur pilotis, île de James Bond.
Remontée : Petchaburi, Ayutaya, Sukhotaï historic et ses très nombreux vestiges, Lampang dans un jour de fête et ses fraises salées, Chang Maï avec son Jardin de la Reine et ses éléphants dressés à jouer au foot et peindre des tableaux, Paï village magnifiques avec son canyon, Chiang Raï à la frontière de la Birmanie et Laos. Redescente à Phitsanulok, et l’est, Khon Kaen son temple gigantesque et ses lacs artificiels, les dresseurs de cobras à proximité, Nong Kaï  au bord du Mékong.
A Koh Phi Phi, Michel a le ticket avec  » Roberto  ».
 Enfin le sud est et ses iles : Kho Samed et son hôtel resto sur pilotis, et terminus  à Kho Chang où Michel vivra 7 ou 8 ans.
     Deux mois à louer des ‘’ Nescoter ‘’, des touk touk, des vélos taxis, des trains, des bus gros, petits, moyens, des taxis bidons, des bateaux dits ‘‘ longue queue  », dormir dans des bungalows plus en bois qu’en dur, des chambres, rarement des hôtels. Appris l’hygiène intime Thaï. Manger Thaï, du riz, encore du riz, toujours du riz, du poisson, des soupes qui t’emportent la gueule. Visiter, randonner, photographier. Des temples en veux tu en voilà, des milliers de bouddhas, longé le Mékong, la Baie de Thaïlande, aperçu la Birmanie, le Laos, le Cambodge. Vu une autre civilisation, un autre continent.
Pffff ! ! ! Nous sommes revenus subjugués.
     Il faudrait faire un livre pour tout raconter, mais ma tête est pleine de souvenirs qui ne partirons jamais.
     Oui non avons chopé le virus, il n’y a qu’un remède, provisoire, en remettre une ‘’ couche ‘’.
     Re-concertation au bistrot. Tu veux aller où Michel ? Cette fois il ose faire une proposition : ‘’ à Bali ! ‘’. Pas de problème Michel ! (J’ai su beaucoup plus tard qu’il ne savait pas où était Bali, un nom magique mondialement connu).
     J’avais mijoté un tour gigantesque : Kyrgisistan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Chine du sud, Laos, Cambodge, Viet nam, Malaisie et Indonésie mais la traversée de la Chine posait problème administratif, j’ai donc supprimé les 4 premiers, ce qui m’a permis de commencer par Bali au bas de l’Indonésie, remontée par Java, puis Sumatra, redescendre par la Malaisie, faire un saut en bateau (remplacé par l’avion) pour le Viet-nam, le Laos, le Cambodge et un petit tour pour finir prendre l’avion à Bangkok. Un minimum de 3 mois.
     Tope là Michel !
BALI : les offrandes aux temples 
     Bali tu voulais ? Bin voilà on y est. A minuit à Denpasar nous trouvons de quoi manger, une table sur le trottoir, 3 ou 4 tabourets, de quoi cuire, c’est un ‘’ resto  ».
Location de ‘’ Nescoter ‘’, etc etc etc, nous sommes rodés, en 5 minutes nous parlons couramment l’Indonésien avec les mains. Nous devenons millionnaires, 1.500.000 roupies au distributeur avec 200 euros.
     Coup de bol, en pleine campagne nous voyons arriver plusieurs femmes joliment vêtues, portant un plateau sur la tête contenant des fruits qu’elles offraient en faisant la tournée des temples. L’entrée était interdites aux hommes. Par la suite on nous a autorisés à assister à une cérémonie religieuse pas du tout destinée à d’éventuels touristes.
     Par la suite nous avons traversé l’île pour nous rendre à Gilimanuk afin de prendre le ferry direction l’île de Java. Sur place, nous avons loupé le bus pour longer la côte Nord. Pas de problème, nous faisons du camion poids lourd-stop. Il nous dépose à Situbondo. En remerciement nous invitons à manger le conducteur et son assistant. Pas moyen de communiquer.
Poids lourd-stop à Java    
 Le lendemain nous prenons un bus pour joindre la plage. Sur place un homme s’affaire autour d’un bateau à une voile et balancelle, on négocie une heure de balade et c’est parti. La coque est toute en longueur, la largeur ne permet que d’assoir une personne. Michel a voulu se baigner, il a vite été pris par le courant, heureusement l’homme a  compris et l’a récupéré par une manoeuvre.
Balade en bateau à Situbondo (Ile Java)   
Le lendemain nous arrivons en train à Surabaya, la ville ne nous convient pas, nous le reprenons pour Jakarta, puis pour l’intérieur à Bogor afin de visiter le jardin botanique, l’un des plus prestigieux au monde au 19° siècle.

Je certifie que rien n’est inventé, exagéré, déformé, que du vrai, que du bonheur ! ! !

A suivre

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11 Janvier2018 :

Réflexions, méditation, supputation et poésie sur le temps dans le sud-est.

J’étais devant la fenêtre de la cuisine en train de faire la vaisselle (vous vous en foutez) et je regardais le ciel bleu qui couvrait la colline de Gairaut ensoleillée.(autopoésie)

– quand il fait beau depuis trop longtemps : ouf y’en a marre, faudrait qu’il pleuve (un peu)

– premier jour de pluie : Ha ça fait du bien, j’en pouvais plus, c’est bon pour la terre

– deuxième jour de pluie : Hé ça pleut encore, depuis deux jours déjà. On est trempé de partout quand on sort

– (si) il pleut un troisième jour : ça commence à faire caguer. On peut plus sortir, tout est mouillé et le linge ne sèche pas

– il pleut très rarement un quatrième jour : faut faire quelque chose. Le temps est complètement détraqué ! C’est grave et le gouvernement ? Il ne fait rien ! Pffff ! ! !

– le retour du soleil : hé bin, on en a bavé pendant presque 15 jours, ça fait du bien ! Je déteste la pluie, ou alors juste une fois quand il pleut la nuit.

J’irai m’entraîner tout à l’heure sur cette colline magique et m’abreuver à la fontaine de l’aire St Michel tout en méditant (fermez le ban).

2 janvier 2018

Voici ma réponse au Bilan de Coralie PRESIER paru dans la dernière foulée internet. Cette réponse n’engage que moi.

Je suis Gilles APPOURCHAUX, 76.5 années au compteur, plus de 40 ans d’emplois de diverses natures. Toujours impliqué dans la vie sociale, politique, sportive. 869 courses à pied, marathon, triathlons, duathlons. Tout cela s’appelle l’expérience.

De même que tu fais, je ne suis pas allé chercher le voisin et ne fais pas dans la dentelle non plus quand j’ai quelque chose à dire.
Tout d’abord, cet édito, appelé également bilan et constat, je le classerai plutôt dans la catégorie « sentence » d’un juge unique sans avocat pour la défense. Tu as la certitude, tu détiens la vérité, OUI CHEF ! ! !
Tout le monde en prend pour son grade, les « anciens du bureau « , les anciens normaux et le V 5, comme si ce dernier était à lui seul représentatif du Spiridon. Passons !
Quel scandale ! Des membres du bureau qui ne courent pas ? Je vais poser ce grave problème à la prochaine assemblée générale !
Quoi ? Les retraités, les « c’était mieux avant « (c’est quoi cette catégorie de taillables et corvéables à merci)) ont plus de temps pour assister aux réunions, de plus ils démotivent les nouveaux membres. Il leur tarde de finir la réunion, ils doivent être probablement vieux et fatigués et ont hâte de manger leur soupe pour regarder leur feuilleton à la Télé.
Ils sortent « les armes « (j’espère en plastique), je frémis . . . Ils racontent des histoires croustillantes, un truc à ressasser leur passé, c’est un outrage aux jeunes. Allez quel que soit votre âge il faut penser et parler « jeune « à des « jeunes, point barre !
Et toi Coralie, tu as quoi à raconter de croustillant ? Tu as rempli deux pages et demi sur la Foulée à vouloir refaire le monde que tu n’as pas connu ? Tu passes la pommade d’un côté pour mettre le feu de l’autre ? Il y a 90 % de critique négative ! Une critique peut être aussi positive.
Les anciens n’ont pas besoin d’être secoués, tu ne nous secoues pas, tu es à la limite de l’insulte !
Je me répète, c’est un constat – édito – bilan, à charge.
Les anciens sont les piliers d’une grande association, le Spiridon côte d’azur, mais de par leur âge ils sont fragiles, comme ils le sont dans toutes les associations quelles qu’elles soient. Il faut les respecter et les ménager. Ce sont des fruits mûrs qu’il faut cueillir avec délicatesse sous peine de les voir s’écraser au sol.
En tout cas, le Spiridon est une association démocratique, car de ma grande expérience, je connais beaucoup d’endroits où ton billet serait passé à la corbeille.
Vive le Spiridon côte d’azur.
Gilles APPOURCHAUX dit Gillou