Les images de jour

RETROUVEZ LES MOTS DE GILLOU 


Chemin de Stevenson du 18 au 21 Septembre 

Puy en Velay
 Alors Gillou, déjà de retour ?
     Ouais, pas déçu, mais encore une leçon de vie, la vieillesse est inexorable quelle que soit ta volonté. Pourtant la course à pied m’a déjà donné une dure leçon.
     Voici mon morceau du chemin de Stevenson débuté mardi 18 Septembre en arrivant au Puy en Velay, Haute Loire vers16h au gite des Capucins.
     Mal barré, la W. FI ne fonctionne pas ou presque, ce qui sera sensé être le cordon ombilical avec mon blog et le site du Spiridon côte d’azur, ça m’énerve..
     Un arrêt dans une brasserie, une ‘’ pression ‘’ et la Wifi fi, juste pour Meffre le ‘’ courant ‘’
     Visite pour voir le centre ville. C’est une population ‘’ jeune ‘’. Des devantures de magasins ou d’immeuble sont décorées, je ne m’attarderai pas, je dois me lever à 6h15 demain. Mais la ‘’ haute ville ‘’ comme ils écrivent semble intéressante à visiter.
     En bon couillon je pense aux trail urbains. Tu veux du Mounta cala ? Y’en a ! Le premier qui arrivera à la Sainte Vierge sera le gagnant. Les ruelles sont sans trottoirs, des pavés ou des gros galets tapissent le sol. Les nombreux volcans ont fourni les matériaux, de nombreux monuments ou immeubles ont été construits avec, Mairie, cathédrale, château, chapelles et autres monuments. Bref !
     Vers 20h00 je vais Place du Plot à côté d’une fontaine avec l’intention de manger une pizza. Je n’en mange que la moitié et me permet de dire à la serveuse : ‘’ le cuisinier devrait aller à Nice ou en Italie apprendre.’’ Elle me répond : ‘’ on lui a déjà dit ‘’. Ha bon, vérité avouée, à moitié pardonnée !
     Allez, au dodo, je donne à garder ma ‘’ Clio ‘’, 5 € par jour et dépose le gros sac de 10 Kgs qui sera transporté à mon arrivée au gite prochain.
     Réveil, petit dej’, sac à dos de 5 Kgs, bâtons, petit appareil photos, casquette et chaussures de randonnée neuves.
     Les chemins de Stevenson et Compostelle sont très connus ici, sauf par les couillons qui ne connaissent que la boulangerie la plus proche, et encore.
1ère étape Puy en Velay à Monastier sur Gazeille 
 
le départ du Puy en Velay, voyez le dénivelé de bienvenue, on n’est pas loin d’un KM Vertical, non ? ? ?
 
               Une forte montée nous amène au vrai départ.
     P . . . . c’est pas possible ! Ils ont fait exprès. C’est ça la bienvenue ? J’ai pas fait 10 mètres que j’ai envie de pisser. La ceinture se déglingue, j’arrive à la réparer, sinon c’était la cata sans short.
     Puy en Velay étant dans une cuvette, pour accéder aux villages et petites villes il faut pratiquer le monta cala, c’est comme un trail mais avec un sac.
     J’ai tout de suite constaté que le balisage rouge et blanc laissait à désirer, c’est à dire que lorsqu’on doit choisir un sentier à une intersection il faut un balisage clair net et précis avant l’intersection, puis un autre tout de suite après avoir emprunté le nouvel itinéraire. Hélas souvent il fallait s’arrêter pour repérer ces balisages, ou bien c’est après 15 ou 20 mètres qu’on les aperçoit, voir bien plus loin. Très énervant ! Par la suite j’ai remarqué que des randonneurs s’arrêtaient pour consulter le ‘’ topoguide ‘’ qu’ils avaient sans cesse à la main. Personnellement j’ai randonné de Nice à la Colmiane sans. bouquin, sans temps perdu, sans erreur d’aiguillage. De même le balisage rouge et blanc est réservé au GR 5, donc pas de risque de confusion, et si on croise un autre chemin, c’est indiqué.
     Après une longue escalade en forêt sur une piste caillouteuse, en zig et en zag, j’arrive sur un plateau à vaches laitières, des champs de maïs déjà ramassés.
     Première cagade à une intersection, j’ai le choix de continuer tout droit sur un chemin pas trop clair à gauche un pré ou à droite une large piste empruntée par des engins agricoles. Aucune trace de balisage, j’opte pour le chemin devant moi et je suis avalé par une forêt qui descend fortement, sans balisage, j’insiste, ce qui ne faut jamais faire. En cas de mauvaise chute il n’y aurait que les sangliers pour m’aider. Heureusement une route goudronnée me coupe le chemin. Ayant quand même un bon sens d’orientation, je remonte à droite cette route et je retrouve le chemin balisé. Temps perdu 10 à 15 minutes max. C’est un premier avertissement
     Nous sommes dans une région agricole. J’adore !
     De rares randonneurs me dépassent, je reste seul.
     En réfléchissant, je crains d’arriver trop tard à ma destination : Monastier-sur-Gazeille à 19,4 kms . Je n’ai pas peur d’être seul, mais l’absence de compagnie m’incite à mouliner du mieux possible.
     Le problème c’est prendre des photos des paysages, des hameaux, des rivières, etc. Il faut s’arrêter, poser les bâtons, prendre l’appareil dans sa house. Je regarde un peu trop la montre, ce qui ne m’empêche pas d’admirer le paysage, les fermes, les animaux et là où je marche, où je vais, . . .
     L’ultime côte n’en finit plus, je marche tête baissée et j’ai failli louper un petit panneau jaune indiquant mon gite ‘’Montcalme ‘’ pas loin de l’entrée de ‘’ Monastier sur Gazeille ‘’. Une grande demeure dont j’occupe seul l’entresol : 2 grandes chambres et une cuisine idem.
     Etant arrivé très fatigué vers 15h, je me repose au lit pendant 2 heures.
     C’est un couple sexagénaire qui me reçoit et avec qui je mange à 19h30.
     La Wi Fi ne fonctionnant pas je me mets au lit à 21 h 00.

la Loire

2ème étape de Monastier sur Gazeille à Bouchet Saint Nicolas

 Lever à 7h00, petit dej royal. Le propriétaire a insisté pour m’accompagner en voiture au départ en traversant le village.

     D’entrée une côte sévère, il y en aurait pour une demi heure en zigzaguant entre les cailloux dans la forêt. Tout ça me mène sur un espèce de plateau à vaches. De temps en temps des fermes ou maisons, on n’entend que les chiens quand il y en a. Toutes les constructions, maisons et murs les entourant sont en pierres volcaniques rugueuses presque noires.
     Premier village, Saint Martin de Fougères à 8 kms  Un panneau à l’entrée porte les barrettes rouge et blanche croisées qui veulent dire qu’il ne faut pas continuer. Quelques mètres à l’entrée d’un chemin à droite, sans indication autre que les mêmes barrettes, mais parallèles m’indiquent vers où je dois continuer mon chemin. La descente est douce puis bien pendues, avec les cailloux, sur presque 2 kms. Arrivé au bas il y a une route en terre et mon sens de l’orientation me dit que la direction en mauvaise, voire en sens inverse. Il y a deux 4 X 4 dont les conducteurs discutent. L’un deux a tué un sanglier et son copain l’a aidé à le tracté depuis les fours puis pour le mettre à l’arrière de son véhicule.
     J’en profite pour leur demander où est le chemin de Stevenson. L’un deux natif du hameau proche m’affirme que je suis dans le mauvais sens, il insiste car je lui montre la signalisation rouge et blanche. Je me laisse convaincre quant il me propose  de me ramener au chemin en nous rendant au village de Saint Martin de Fougères où il m’indique le bon chemin.
     Très contrarié par ce temps perdu et la fatigue je décide de joindre le village Bouchet Saint Nicolas en auto stop.
     
     Le premier automobiliste me descend au village de Goudet où j’ai pu regarder la Loire qui prend sa source pas trop loin, et le château de Beaufort perché sur un colline. Le second est un autostoppeur qui venait à cet endroit pour récupérer son camping car. Le troisième m’a laissé à 3 kms de ma destination et une femme m’a déposé devant le gite où je suis arrivé bien en avance.
     Quand même fatigué j’ai fait la sieste puis j’ai tripoté l’ordi dont la Wi fi fonctionnait. Pour le portable il fallait se rendre près de l’église pour avoir le réseau. Pas envie de visiter le village.
     Une jeune femme s’occupe des lieux avec une assistante.
     Bon repas du soir, idem pour le petit dej en self service.
     Demain, direction Pradelles 21 kms
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3ème étape : Bouchet Saint Nicolas à Pradelles
               
Statue de Stevenson à Bouchet Saint Nicolas
                            Départ de Bouchet Saint Nicolas vers Pradelles : 21 kms
          Je traverse le village et m’attarde devant la statue de Stevenson.
     D’après les infos des randonneurs, cette étape est relativement plate. Ouais super !
     Effectivement la piste en terre est plate, de part et d’autre des champs déjà fauchés. Au loin des petits volcans me rappellent dans quelle région je suis.
     Je mouline bien, fait claquer les bâtons, un couple d’Australiens me suit, un autre de Français un peu plus loin.
     C’est encore raplapla, mal signalé, mais ça va. Un peu de cailloux de temps en temps.
     D’un coup je bute sur une caillasse et m’étale comme une merde en poussant un cri de détresse. Le sac à dos me gêne pour me relever. Heureusement mes poursuivants m’aident. Petites égratignures au coude et au genou.
     Je me relève, un peu pantois, et repars de plus belle.
Traversée du village LANDOS, je continue pendant que les autres s’arrêtent pour acheter de quoi manger. J’avais acheté un repas froid au gite.
     Encore du plat, je me trouve en face d’une route goudronnée, à gauche un petit chemin, à droite une piste en terre légèrement montante. Pas de signalisation, il reste à gauche ou à droite. Je vire à droite et doit faire 300 mètres pour avoir confirmation de mon bon choix.
     Encore des champs, traversée en bordure d’un village dont le nom n’est pas mentionné. Un peu de monta cala.
     Disons que c’est de plus en plus valloné. Je traverse ‘’ un lieu dit  » ARQUEJOLS, la route descend et traverse un vallon et sa rivière surplombés par un viaduc d’un de 42 mètres de haut. Des touristes circulent sur la voie désaffectée en pédalant sur des chariots.
Viaduc de Arquejols
           Là commence ‘’ l’escalade ‘’ qui n’en finit plus, un gros dénivelé. A chaque fin de colline abrupte, une autre se présente. C’est sans fin. J’en profite pour m’arrêter et me sustenter.
     J’ai les pieds en compote, les plantes, les chevilles, je n’ose pas quitter les chaussures de crainte de ne plus pouvoir les remettre. Mes poursuivants me suggèrent de les enlever. Effectivement je les fais ‘’ respirer ‘’.
     Pas de vache, de dindon, de ti zozio. Rien, il faut juste marcher.
     15 à 20 minutes d’arrêt, il faut continuer. Je suis très fatigué. Il était prévu que je déciderai de prendre la décision de continuer ou pas.
     La reprise est dure, je ne peux que continuer vers Pradelles. Au fur et à mesure, l’idée de mettre fin à ce voyage m’envahit.
     Une longue descente très caillouteuse me ‘’ détruit  » les jambes. Bien qu’elle mène au village, la fatigue prend le dessus sur ma volonté de continuer.
Rivière de Arquejols     
               L’entrée dans le village et ma décision me remontent le moral. Il est 15 h environ.
     Je prends possession de ma chambre dans le gite réservé et téléphone à la ‘’ Malle postale ‘’ pour lui demander quand la navette passera à Pradelles le lendemain. La réponse ne me convient pas, 16 h 00. Je ne me vois pas rester un jour pour repartir. Je rappelle pour demander si il y avait une navette dans les heures à venir, coup de bol, il restait une place.
     Je peux partir vers 17 h00, je serai à Puy en Velay vers 18h00.
     Au Puy, le conducteur m’a déposé devant le gite ‘’ les Capucins. Je récupère la ‘’ Clio ‘’ et décide de passer la nuit au gite car je ne me vois pas conduire de nuit.
     Vers 20 h je descends pour manger. J’ai des difficultés à marcher correctement. Heureusement à 2 ou 300 mètres je trouve un resto asiatique, nems, riz et une demi bouteille de rosé.
     Retour pour dormir à 21h00, réveillé à 8h00, si on compte bien 11 h de repos.
     Le lendemain je marche comme un canard pour prendre à 10 mètres le petit déjeuner.
     Retour à Nice tranquillou dans ma Clio.
     Pas de regret, j’ai pris une décision raisonnable. Une fois de plus je me rends compte que j’ai plus de 77 ans.

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Nostalgie des voyages 17 Avril 2018  (LA SUITE PLUS BAS)

La nostalgie je connais, ça te prend aux tripes (on devrait dire au plexus solaire) en révant, mais le pire c’est quand tu parcours des photos, alors là, tu rêves éveillé.

Mon premier vrai voyage, je l’ai fait avec mon fils cadet aux U.S.A. : 1 mois pile, 2 jours de visite dans Manhattan à New York, Déjà là au bout de la 5ème avenue nous aboutissons au Washington Square Park, une quadragénaire, blue jean, chemisier blanc, joue toute seule aux boules (pétanque) je l’interpelle, elle me dit qu’elle est Présidente d’un club féminin de pétanque et qu’elle attend ses amies. Elle me propose de jouer. Je finis la partie par un ‘’ carreau ‘’ (très involontaire) digne d’un champion du monde. Bin oui les Français on n’est pas des cons.

Ensuite, 14 parcs naturels de l’Ouest. Location d’une voiture, dormir tous les jours sous une très petite tente, se faire à manger en plein air, randonnées en veux tu en voilà. Deux fois 1 jour en passant à Las Vegas. Quand tu reviens, tu as les yeux qui brillent, tu as chopé le virus.

Puis enchaînement, Martinique, Guadeloupe, Seychelles, Ile Maurice et mes premiers grands voyages avec Michel. Re-Guadeloupe 20 jours pour tester notre aptitude à nous supporter, 10/10. Location d’un bungalow, location d’une voiture, visite de la Désirade, les Saintes, location de scooter des mers presque un jour pour visiter des îlots éloignés. Le soleil, les plages de sable, l’eau chaude, manger du poisson, des accras, du boudin qui t’emporte la ‘’ gueule ‘’. Le punch, le planteur qui te saoule sans t’en rendre compte. Quel souvenir ! ! !

Peu de temps après notre retour Michel me demande : ‘’ Tu vas voyager encore ?  Tu vas où ?  Bin où tu veux, on va en Thaïlande ? 2 mois ? D’accord ! On a les yeux qui brillent déjà, le cerveau qui bout.

Pas d’agence de voyage, une carte, le Routard bible du voyageur, et de la documentation demandée à l’Ambassade à Paris. Le Visa au Consulat à Monaco. Très fainéants, un peu trop de ‘ doc ‘, finalement nous décidons de regarder tout ça dans l’avion, 6 heures pour aller à Dubaï avec Emirates, puis encore 6 pour Bangkok. Finalement on n’a rien étudié, on a joué au poker.

Bangkok à lui tout seul ce nom te fait rêver.

Nous découvrons le quartier dit ‘’ Khao san road ‘’, très connu des touristes, avec toutes ses boutiques, les touk touk, les charrettes qui vous permettent de manger vraiment pas cher, debout ou assis sur le bord du trottoir.

Le ‘’ ROI ‘ (décédé en 2016)  est vénéré. Une simple critique vous emmène en prison.

N’ayant rien prévu, nous consultons la carte du pays. 3 options depuis Bangkok, le Nord, l’est et le sud. Nous optons pour le sud jusqu’en Malaisie mais dans un éclair de lucidité, je coupe en deux la descente en train, nous ferons connaissance de Prachuap Khiri Khan qui s’écrit au moins 5 fois différemment en caractères du genre européens et une seule manière, je pense, en caractères Thaï

Notre tenue sera short, t-shirt, baskets.

Contrairement à ce que certains croient, les routards ne passent pas la journée avec le sac sur le dos, on n’est pas des boeufs sans cervelle.

Nous adorons le nom de cette petite ville, en la surplombant depuis la colline au temple et singes, nous constatons qu’il y a une baie de 6 Kms (je l’ai mesurée au cours d’un autre voyage pour faire mon entraînement pédestre). La nuit, de nombreux bateaux de pêcheurs laissent une lumière verte allumée comme pour fermer la baie et encercler les poissons.

La première location de scooter, que j’appellerai toujours le Nescoter (80 ou 100 cm3) se fera ici. C’est une décision très importante que nous renouvellerons chaque fois que ce sera possible. Ce sera le meilleur moyen de visiter, patrouiller, fouiner, découvrir dans le détail, suivant nos infos ou nos envies. Michel sera le conducteur car je m’étais fait opérer du ménisque droit quelques jours avant, et j’ai enlevé moi-même les points de suture à l’arrivée à Bangkok.

Je finirai ce récit par une anecdote. Alors que nous roulions à une dizaine de kms au sud de Prachuap, en bord d’une plage immense, en pleine campagne, j’ai vu dépasser au dessus des arbres une tête semblant être celle d’un Dinosaure. Ho P . . . ! C’est quoi ce truc ? On rêve ? ? ? Rapidement nous nous rendons sur les lieux. Des animaux préhistoriques étaient là, tranquilles, figés à proximité d’installations que nous pourrons dire scientifiques. Personne d’autre que nous deux, pas de porte, pas de barrière. Nous avons pris des photos pour immortaliser cet endroit.

     SUITE DE NOSTALGIE DES VOYAGES 30 JUIN 2018

A Koh Tao, Jean Robert Edouard nous fait faire le tour de l’île avec le sourire

     Puis plein sud, voir des îles paradisiaques Kho Tao et Jean Robert Edouard qui nous a fait faire le tour de l’île en bateau  » longue queue  », Krabi, Koh Phi Phi l’île en forme de papillon, nous en faisons aussi le tour en longue queue, où nous avons fait connaissance avec une charmante demoiselle que nous avons fini par baptiser ‘’ Roberto  », l’île Phuket, au sud Rawaï, la gargotte où nous avons payé le repas le moins cher : assiette de riz bananes et eau  en bouteille pour 0,80 € l’un, nous évitons les plages à touristes. 24 heures dans la Baie Phan Nga, village musulman sur pilotis, île de James Bond.
Remontée : Petchaburi, Ayutaya, Sukhotaï historic et ses très nombreux vestiges, Lampang dans un jour de fête et ses fraises salées, Chang Maï avec son Jardin de la Reine et ses éléphants dressés à jouer au foot et peindre des tableaux, Paï village magnifiques avec son canyon, Chiang Raï à la frontière de la Birmanie et Laos. Redescente à Phitsanulok, et l’est, Khon Kaen son temple gigantesque et ses lacs artificiels, les dresseurs de cobras à proximité, Nong Kaï  au bord du Mékong.
A Koh Phi Phi, Michel a le ticket avec  » Roberto  ».
 Enfin le sud est et ses iles : Kho Samed et son hôtel resto sur pilotis, et terminus  à Kho Chang où Michel vivra 7 ou 8 ans.
     Deux mois à louer des ‘’ Nescoter ‘’, des touk touk, des vélos taxis, des trains, des bus gros, petits, moyens, des taxis bidons, des bateaux dits ‘‘ longue queue  », dormir dans des bungalows plus en bois qu’en dur, des chambres, rarement des hôtels. Appris l’hygiène intime Thaï. Manger Thaï, du riz, encore du riz, toujours du riz, du poisson, des soupes qui t’emportent la gueule. Visiter, randonner, photographier. Des temples en veux tu en voilà, des milliers de bouddhas, longé le Mékong, la Baie de Thaïlande, aperçu la Birmanie, le Laos, le Cambodge. Vu une autre civilisation, un autre continent.
Pffff ! ! ! Nous sommes revenus subjugués.
     Il faudrait faire un livre pour tout raconter, mais ma tête est pleine de souvenirs qui ne partirons jamais.
     Oui non avons chopé le virus, il n’y a qu’un remède, provisoire, en remettre une ‘’ couche ‘’.
     Re-concertation au bistrot. Tu veux aller où Michel ? Cette fois il ose faire une proposition : ‘’ à Bali ! ‘’. Pas de problème Michel ! (J’ai su beaucoup plus tard qu’il ne savait pas où était Bali, un nom magique mondialement connu).
     J’avais mijoté un tour gigantesque : Kyrgisistan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Chine du sud, Laos, Cambodge, Viet nam, Malaisie et Indonésie mais la traversée de la Chine posait problème administratif, j’ai donc supprimé les 4 premiers, ce qui m’a permis de commencer par Bali au bas de l’Indonésie, remontée par Java, puis Sumatra, redescendre par la Malaisie, faire un saut en bateau (remplacé par l’avion) pour le Viet-nam, le Laos, le Cambodge et un petit tour pour finir prendre l’avion à Bangkok. Un minimum de 3 mois.
     Tope là Michel !
 
BALI : les offrandes aux temples 
     Bali tu voulais ? Bin voilà on y est. A minuit à Denpasar nous trouvons de quoi manger, une table sur le trottoir, 3 ou 4 tabourets, de quoi cuire, c’est un ‘’ resto  ».
Location de ‘’ Nescoter ‘’, etc etc etc, nous sommes rodés, en 5 minutes nous parlons couramment l’Indonésien avec les mains. Nous devenons millionnaires, 1.500.000 roupies au distributeur avec 200 euros.
     Coup de bol, en pleine campagne nous voyons arriver plusieurs femmes joliment vêtues, portant un plateau sur la tête contenant des fruits qu’elles offraient en faisant la tournée des temples. L’entrée était interdites aux hommes. Par la suite on nous a autorisés à assister à une cérémonie religieuse pas du tout destinée à d’éventuels touristes.
     Par la suite nous avons traversé l’île pour nous rendre à Gilimanuk afin de prendre le ferry direction l’île de Java. Sur place, nous avons loupé le bus pour longer la côte Nord. Pas de problème, nous faisons du camion poids lourd-stop. Il nous dépose à Situbondo. En remerciement nous invitons à manger le conducteur et son assistant. Pas moyen de communiquer.
Poids lourd-stop à Java    
 Le lendemain nous prenons un bus pour joindre la plage. Sur place un homme s’affaire autour d’un bateau à une voile et balancelle, on négocie une heure de balade et c’est parti. La coque est toute en longueur, la largeur ne permet que d’assoir une personne. Michel a voulu se baigner, il a vite été pris par le courant, heureusement l’homme a  compris et l’a récupéré par une manoeuvre.
Balade en bateau à Situbondo (Ile Java)   
Le lendemain nous arrivons en train à Surabaya, la ville ne nous convient pas, nous le reprenons pour Jakarta, puis pour l’intérieur à Bogor afin de visiter le jardin botanique, l’un des plus prestigieux au monde au 19° siècle.

Je certifie que rien n’est inventé, exagéré, déformé, que du vrai, que du bonheur ! ! !

A suivre

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11 Janvier2018 :

Réflexions, méditation, supputation et poésie sur le temps dans le sud-est.

J’étais devant la fenêtre de la cuisine en train de faire la vaisselle (vous vous en foutez) et je regardais le ciel bleu qui couvrait la colline de Gairaut ensoleillée.(autopoésie)

– quand il fait beau depuis trop longtemps : ouf y’en a marre, faudrait qu’il pleuve (un peu)

– premier jour de pluie : Ha ça fait du bien, j’en pouvais plus, c’est bon pour la terre

– deuxième jour de pluie : Hé ça pleut encore, depuis deux jours déjà. On est trempé de partout quand on sort

– (si) il pleut un troisième jour : ça commence à faire caguer. On peut plus sortir, tout est mouillé et le linge ne sèche pas

– il pleut très rarement un quatrième jour : faut faire quelque chose. Le temps est complètement détraqué ! C’est grave et le gouvernement ? Il ne fait rien ! Pffff ! ! !

– le retour du soleil : hé bin, on en a bavé pendant presque 15 jours, ça fait du bien ! Je déteste la pluie, ou alors juste une fois quand il pleut la nuit.

J’irai m’entraîner tout à l’heure sur cette colline magique et m’abreuver à la fontaine de l’aire St Michel tout en méditant (fermez le ban).

2 janvier 2018

Voici ma réponse au Bilan de Coralie PRESIER paru dans la dernière foulée internet. Cette réponse n’engage que moi.

Je suis Gilles APPOURCHAUX, 76.5 années au compteur, plus de 40 ans d’emplois de diverses natures. Toujours impliqué dans la vie sociale, politique, sportive. 869 courses à pied, marathon, triathlons, duathlons. Tout cela s’appelle l’expérience.

De même que tu fais, je ne suis pas allé chercher le voisin et ne fais pas dans la dentelle non plus quand j’ai quelque chose à dire.
Tout d’abord, cet édito, appelé également bilan et constat, je le classerai plutôt dans la catégorie « sentence » d’un juge unique sans avocat pour la défense. Tu as la certitude, tu détiens la vérité, OUI CHEF ! ! !
Tout le monde en prend pour son grade, les « anciens du bureau « , les anciens normaux et le V 5, comme si ce dernier était à lui seul représentatif du Spiridon. Passons !
Quel scandale ! Des membres du bureau qui ne courent pas ? Je vais poser ce grave problème à la prochaine assemblée générale !
Quoi ? Les retraités, les « c’était mieux avant « (c’est quoi cette catégorie de taillables et corvéables à merci)) ont plus de temps pour assister aux réunions, de plus ils démotivent les nouveaux membres. Il leur tarde de finir la réunion, ils doivent être probablement vieux et fatigués et ont hâte de manger leur soupe pour regarder leur feuilleton à la Télé.
Ils sortent « les armes « (j’espère en plastique), je frémis . . . Ils racontent des histoires croustillantes, un truc à ressasser leur passé, c’est un outrage aux jeunes. Allez quel que soit votre âge il faut penser et parler « jeune « à des « jeunes, point barre !
Et toi Coralie, tu as quoi à raconter de croustillant ? Tu as rempli deux pages et demi sur la Foulée à vouloir refaire le monde que tu n’as pas connu ? Tu passes la pommade d’un côté pour mettre le feu de l’autre ? Il y a 90 % de critique négative ! Une critique peut être aussi positive.
Les anciens n’ont pas besoin d’être secoués, tu ne nous secoues pas, tu es à la limite de l’insulte !
Je me répète, c’est un constat – édito – bilan, à charge.
Les anciens sont les piliers d’une grande association, le Spiridon côte d’azur, mais de par leur âge ils sont fragiles, comme ils le sont dans toutes les associations quelles qu’elles soient. Il faut les respecter et les ménager. Ce sont des fruits mûrs qu’il faut cueillir avec délicatesse sous peine de les voir s’écraser au sol.
En tout cas, le Spiridon est une association démocratique, car de ma grande expérience, je connais beaucoup d’endroits où ton billet serait passé à la corbeille.
Vive le Spiridon côte d’azur.
Gilles APPOURCHAUX dit Gillou